# Jardins Divers

#2 | Jardins Divers
Lieu & Existence… Je crois que cela résume l’intention des clichés qui suivent. L’extraordinaire banalité de l’observation. Réalisé dans un souffle sur deux heures de méditation, dans un espace confiné, passé à suivre le flux de la lumière et de l’inspiration.
Ouvrir les portes de Jardins en arrêtant le temps, saisir l’essentiel, parfois esthétique, ne pas réfléchir, posé un regard neuf, émerveillé sur un espace usité au quotidien. Le découvrir et vivre une respiration. Soi et un début de l’autre.
Se réveiller comme d’un rêve où l’on souhaite replonger.
Mais le temps est fuyant et reste dans le cœur l’intensité des sens.
Exposition livrée avec une scénographie, murs recouverts de film plastique noir, et une bande sonore déroule une abstraction citadine… Papier blanc A4 sur lesquels sont imprimés des maux.

An 2013.
le jour échappe au moi,
c’est mars à la montre
7:48, à la frontière de l’existence
conscient, j’entends…
un brouhaha sourd,
résiduel et imperturbable.
le souffle court, et rien autour.
l’angle est obtus, la nuque craque,
l’œil perçoit, c est là!
enfin, la mise au point sur ces voies,
sur ces visages qui assaillent.
reste le corps
lui, est vide!
merde, mes tripes!?
je vis, d’un instant de lucidité.
Sf

 

5:88
des parts de toundra,
encore un moi! banalement haï
le temps se déforme et révèle ma prison.
belliqueux, mon souffle
lui cherche au sol
son essor,
mais capitule de courtoisie.
Sf

2:47
une main saigne,
l’autre pas, du bon sens.
ainsi qu’on va, laissant!
à en perdre haleine s’échappe
de toute veine
Sf