Jardins Divers

Jardins Divers
Lieu & Existence… ou l’extraordinaire banalité du quotidien.
Travail réalisé durant un souffle de deux heures. Comme une de méditation, dans un espace confiné, suivre le flux.
Ouvrir les portes de Jardins en arrêtant le temps, saisir l’essentiel, parfois esthétique, ne pas réfléchir, posé un regard neuf, émerveillé sur un espace usité au quotidien. Le re-découvrir et vivre une respiration. Être soi comme le début de d’un autre.
Se réveiller comme d’un rêve où l’on souhaite replonger.
Mais le temps est fuyant, et reste dans le cœur, l’intensité des sens.

An 2013.
Le jour échappe au moi,
C’est mars à la montre
7:48, à la frontière de l’existence
Conscient, j’entends…
Un brouhaha sourd,
Résiduel et imperturbable.
Le souffle court, et rien autour.
L’angle est obtus, la nuque craque,
L’œil perçoit, c est là!
Enfin, la mise au point sur ces voies,
Sur ces visages qui assaillent.
Reste le corps
Lui, est vide!
Merde, mes tripes!?
Je vis, d’un instant de lucidité.
Sf

5:88
Des parts de toundra,
Encore un moi! banalement haï
Le Temps se déforme et révèle ma prison.
Belliqueux! mon souffle,
Lui, cherche au sol son essor,
Et capitule de courtoisie.

2:47
une main saigne,
l’autre pas, du bon sens.
ainsi qu’on va, laissant!
à en perdre haleine s’échappe
de toute veine
Sf